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mars 15, 2023

Quelle est la différence entre un croiseur et un cuirassé ?

16 minutes de lecture

Une célèbre phrase proverbiale disait que  « celui qui contrôlerait la mer et les océans contrôlera le monde ». En raison de cette phrase, nombreuses sont les pays qui avec leurs armées se sont lancés à la conquête des océans.C’est en effet pour dominer les mers que les Navy, en français marines du monde, ont été créés. Dans le but d’assurer la suprématie des pays. Afin de s’assurer de leurs puissances et de leurs efficacités en mer, des navires de guerre ont été mis à la disposition des différentes marines. Parmi ces nombreux bateaux d’affrontement, ont été inventés le croiseur et le cuirassé. Puisque que tous les deux sont des bateaux d’affrontement, il est courant que les personnes les confondent. Seulement, il existe des différences entre ces deux embarcations. Vous ignorez de quelle différence il s’agit ? Découvrez-le avec cet article.

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Croiseur et cuirassé deux navires similaires mais différents

En effet, les croiseurs et les cuirassés sont tous les deux des bateaux d’affrontement. Mais il ne s’agit en aucun du même navire. Il existe des différences entre eux. Des différences existent déjà lorsqu’il existait encore des cuirassés. Ses différences se portent spécifiquement au niveau poids, de la vitesse, de la mobilité, mais également du rôle.

  • Leurs Poids :au niveau du poids,  réside une grande différence des deux embarcations.Les croiseurs étaient  de loin bien plus légers que ne l’étaient les cuirassées.En effet, de l’époque où les deux navires demeurent encore ensemble, un blindé de fer était davantage lourd. Que ce soit en termes d'armements ou alors de blindage. Pour autant, la puissance de feu des croiseurs actuels égalent, voire surpassent celles des blindés.
  • Leurs vitesses :les vitesses des deux navires les différencient par ailleurs.Dans la mesure où les cuirassés étaient plus massivement équipés que les croiseurs, ces derniers avaient bénéficiés au niveau de la vitesse. C’est-à-dire que, qu’un croiseur va plus vitequ’un cuirassé.
  • Leurs mobilités :toujours parce que le croiseur est plus léger, au niveau de la mobilité, il y avait également une différence flagrante. Le cuirassé étant plus lourd, il était beaucoup plus compliqué de l’envoyer loin de sa base. Ce qui n’était pas l’état à l’époque du croiseur. En effet, par rapport aux cuirassés de l’époque, les navires croiseurs étaient mobiles.
  • Leurs rôles : là encore, une différence se pose. La différence étant cette fois-ci surtout à l’époque où les deux cohabitent ensemble. À l’époque, les cuirassés étaient très utiles lors combat face aux ennemis. Ce monstre rudement blindé était conçu pour former une ligne de bataille et échanger des tirs avec la flotte ennemie.  Mais aussi de la défense des côtes. Les croiseurs de l’époque, quant à eux, avaient divers rôles, rôle ne pouvant pas être effectué par³ son homologue. Pendant de nombreuses années, le croiseur constitua étant un intermédiaire du blindé d’acier et le contre-torpilleur ou destroyer. Il assurait des rôles comme la guerre de course ou encore, l’éclairage et les liaisons de la flotte

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    Les cuirassés : les mastodontes de la seconde moitié du XIXème siècle

    Durant cette période, les flottes de cuirassés faisaient la fierté des différentes marines.Véritable monstre naval de l’époque, il était connu de tous. Son invention étant un souffle de renouveau pour les flottes marines de l’époque. Pourquoi a-t-il été inventé ? Qu’est-ce qui a pu faire sa grandeur ? Ou même pourquoi il n’y en  plus etc... Tous sont autant de questions que l’on peut venir à cette pose sur le cuirassé. Faites connaissance avec le mastodonte de la seconde moitié du XIXᵉ siècle.

    Comment définir un cuirassé ?

    Pour définir ce type de navire, il suffit de donner en guise une définition très brève. Il est simple de dire qu’il s’agit d’un « navire de haute mer, ayant une puissante artillerie et de fort tonnage, dont les parties vitales sont protégées par d’épais blindages ».

    Pourquoi il  a été inventé ?

    En général, une invention, surtout en matière d’armement, possède toujours une origine, une raison quelconque. Les embarcations de conflagration n’y font en aucun cas exception. Si vers le milieu du XIXᵉ siècle, le bateau d’affrontement est entré et a été développé sur la scène navale, ce n’est pas pour rien. Il y a deux principales raisons à cela.Il y a d’une part, la rivalité des pays européens à l’époque. D’autre part, il y a eu la vulnérabilité des embarcations en bois.

    • La rivalité des pays européens à l’époque :à l’entrée dans la seconde période du XIXᵉ siècle, la course aux armements en matière navale faisait rage. La  concurrence entre des marines ou Navy européens de l’époque amenaient à des variations constantes en matière de navires d’affrontement.En effet, les progrès navals de cette époque, étaient principalement motivés par les rivalités des pays européens et leurs marines nationales.  Ainsi que par la course aux armements qui les opposait. Ces conflits maritimes se trouvent au premier rang après le Royaume-Uni et l’Empire allemand. Cette rivalité a d’ailleurs engendré la construction de près de 70 cuirassés en moins de dix années. La Navy britannique étant la plus prédominante à l’époque, elle ne voulait pas céder sa place de puissance navale à un autre pays. Les autres pour autant ne voulaient pas lâcher la compétition.
    • La vulnérabilité des navires de guerre en bois :Bien avant l’existence des blindés en acier, il existe déjà des navires de batailles. Seuls ces derniers étaient faits en coque de bois. Avec la progression de la technologie et de l’armement, les navires en coque de bois étaient considérés bien trop sensibles. Ces derniers ne pouvaient surtout pas faire face aux tirs d’obus explosifs ou incendiaires.Pour certaines flottes, c'étaient devenus dangereux, d’où la nécessité d’une amélioration de ces bateaux. Fort heureusement, avec la révolution industrielle, il est devenu possible de passer des coques de bois aux coques en fer ou en acier. C’est de cette manière qu’est né le premier navire de bataille dont la garde était assurée par des plaques de blindages de fer ou d’acier.
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      Quels étaient les premiers cuirassés de l’histoire ?

      À la fin des années 1850, il était évident que la France n'était pas capable d'égaler la capacité britannique dans la construction de bateaux d’affrontement à vapeur. Ainsi, afin de reprendre l'avantage, un changement de tactique était plus que nécessaire.La conséquence fut alors la construction du premier cuirassé de haute mer, « La Gloire », commencé en 1857 et lancé en 1859

      Sa coque en bois était calquée sur celle d'un navire de ligne à vapeur, mais réduite à un seul pont. Elle fut recouverte de plaques en fer de 110 mm d'épaisseur. Il était équipé d'une machine à vapeur entraînant une hélice lui permettant d'atteindre la vitesse de 24 km/h. Il était armé de 36 canons rayés de 162 mm. La France en a construit  à peu près 16, dont deux identiques à La Gloire. Et les deux seuls à deux ponts jamais construits étaient le Magenta et son jumeau le Solferino.

      La Royal Navy n'étant pas disposée à perdre sa supériorité en matière de marine, elle était déterminée à surpasser les forces navales françaises. Cela dans tous les domaines et plus particulièrement dans celui de la vitesse. Un cuirassé rapide aurait l'avantage de pouvoir choisir la distance d'engagement et donc se mettre ainsi à l'abri du feu ennemi. 

      Les spécifications britanniques étaient ainsi plus celles d'une frégate que d'un navire de ligne et elles imposent l'utilisation du fer pour la coque et un allongement du navire.Le résultat fut la classe Warrior composée du HMS Warrior et du HMS Black Prince lancés en 1860. Les deux représentaient un compromis efficace entre la défense, le rayon d'action et la navigabilité en haute-mer. Leur armement était supérieur à celui  de La Gloire et la plus grande machine à vapeur alors déployée sur un navire lui permettait d'atteindre 26,5 km/h. 

      En revanche, La Gloire disposait d'une protection complète au niveau de la ligne de flottaison et des batteries.  Tandis que pour conserver sa vitesse, la classe Warrior devait concentrer son blindage dans une « citadelle » centrale. L'avant et l'arrière eux étaient laissés sans défense. Les embarcations de la classe Warrior étaient les symboles de la puissance industrielle, financière et technologique britanniques.  

      Et sans aucun doute, étaient les bateaux d’affrontement les plus puissants au monde. Ils furent néanmoins rapidement rendus obsolètes par les rapides progrès technologiques qui ne favorisent pas forcément la plus grande puissance navale au monde.

      Les marines non européennes en ont-elles eu ?

      Bien que le développement de ces blindés ait pour principal origine les rivalités des pays européens. Les pays de l’Europe ne sont pas les seuls à avoir développé ces mastodontes. En effet, d’autres pays en ont également équipé leurs marines. À titre d’exemple, il y a eu : les États-Unis, la Russie ou encore le Japon.

      • Pour les Etats-Unis :l’US Navy a en effet développé ces blindés. Ils sont construits par la marine américaine qui fait partie de la classe Lowa. Comportant quatre unités (six de commandées au départ), les Iowa ont été construits dans un laps de temps relativement court. La conception de cette classe débute en 1938. Le but était de construire des vaisseaux rapides capables d'escorter les porte-avions. Les Iowa ont pu être conçus pratiquement sans limitation de tonnage et d'armement. Selon la très respectée tradition dans l’US Navy, les six unités prévues reçurent toutes le nom d'un État des États-Unis. A titre d’exemple il y a eu l’USS  New Jersey BB-62, l’USS Wisconsin BB-64 ou encore le tout premier de la série l’USS Lowa BB- 61. Les Iowa ont servi durant la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée, la guerre du Viêt Nam (une seule unité) et également  la deuxième guerre du Golfe.  
      • Pour la Russie :la marine russe fait également partie de la liste. En effet, la marine impériale russe de l’époque, en a, elle aussi, développé. Les Russes ont par exemple eu « Pierre le Grand », un cuirassé de la Marine impériale de la Russie construit sur le modèle du HMS Dévastation. Celui-ci a pris part à la Première Guerre mondiale, mais de plus à la Révolution russe, la guerre civile russe, et la Seconde Guerre mondiale. Ils ont aussi eule « Trois Hiérarques », un pré-dreadnought construit pour la Marine impériale de Russie. Il a pris part à la Première Guerre mondiale.
      • Pour le Japon :la marine japonaise, elle aussi, en a développé un grand nombre. Il en existe une longue liste ; pour en citer quelques-unes, il y a par exemple eu « leKōtetsu ». Le Kōtetsu était destiné à la marine japonaise. Il étaitaussi connu sous les noms de Sphinx, CSS Stonewall et Azuma. Il s’agissait d’une frégate de type bélier cuirassé. Elle a été construite à Bordeaux en 1863. À la base, pour la marine des États confédérés, elle a surtout servi au sein de la marine japonaise. Il y a également euceux de « la classe satsuma ».Cette classe comprenait des pré-dreadnoughts japonais. Elle marquait une étape de transition vers le type pré-dreadnought et le futur Dreadnought. Mis en service le 15 mars 1910, le Satsuma joua un rôle mineur durant la Première Guerre mondiale. Cela grâce à son évolution rapide de la technologie navale. Il a servi  de patrouilleur sur les voies maritimes de la mer de Chine orientale ainsi que de la mer Jaune.

      Les  cuirassés les plus connus de l’époque

      Durant toutes ces années de services des cuirassées, il y en a qui ont particulièrement marqué  l’histoire. Il s’agit en particulier du pré-dreadnought ainsi que du HMS dreadnought.

      • Le pré-dreadnought :c’est le terme utilisé pour désigner les cuirassés construits vers le milieu des années 1890 et 1905 pour remplacer les premiers blindés des années 1870-1880. Construiteen acier,sa protection est réalisée  par un blindage en acier renforcé. Les cuirassés pré-dreadnought embarquent deux calibres d'artillerie : l'artillerie principale composée de pièces de gros calibre en tourelles d’une part. Et l'artillerie secondaire d'un calibre plus faible sous tourelles également, mais aussi en casemates de chaque côté de la coque. Ils étaient propulsés par une machine à vapeur à triple expansion chauffant au charbon.
      • L’HMS dreadnought :il s’agit dutype prédominant de cuirassé du XXe. C’était un prototype du cuirassé dit « monocalibre ». Il eut une telle influence que son nom, le terme dreadnought, devint le synonyme du cuirassé moderne. Il a été le premier grand bateau propulsé par des turbines à vapeur. Son apparition rendit désuets tous les édifices existants et, à l'approche de la Première Guerre mondiale, il déclencha une course aux armements navals.

      Pourquoi il n’y a plus de cuirassés ?

      Bien qu’il existe encore aujourd’hui de nombreux bateaux d’affrontement, le cuirassé lui n’est plus en service. En effet, de nos jours, il n’y a plus les moindres flottes de cuirassés en services dans les marines. Certes, ces mastodontes ont régné en maître des océans durant des années dès 1859. C’est au cours de la Première Guerre mondiale qu’il a connu son apogée.L’apparition de l’aviation a de toute évidence réduit l’intérêt porté à ces énormes monstres

      Au cours de la Seconde Guerre mondiale, ces navires imposants ont été petit à petit relégués à la défense anti-aérienne, au bombardement d’objectifs terrestres ainsi que des porte-avions. D’ailleurs, les porte-avions étaient devenus les nouveaux rois des océans.  L’aviation a tout simplement privé les cuirassés de leur mission principale qui était la destruction du camp adverse. 

      Dans le même temps, ils se sont malheureusement révélés incroyablement vulnérables aux avions. D’ailleurs, leur armement anti-aérien a été continuellement renforcé durant toute la durée de la guerre.Mais ces mastodontes des mers ont été vaincus par des moustiques. Par des ennemis dont  les attaques massives saturent les défenses et produisent, à coups de bombes et de torpilles, des dégâts importants

      Certes, ils restaient très difficiles à couler, mais l’aviation permit de les détruire avec une efficacité jusqu’à lors encore jamais égalée. En effet,leurs blindages se sont révélés insuffisants face aux torpilles lourdes ou aux énormes bombes. Ce fut le cas du Tallboyde 5,4 tonnes qui achevèrent le Tirpitz. Désormais attaquer à distance des flottes adverses, les cuirassées étaient trop loin de leurs adversaires et donc leurs canons, à la portée limitée, devenaient inutiles. 

      Après la Seconde Guerre mondiale, ils n’eurent pratiquement plus la moindre utilité. En dehors du prestige que leur possession conférait à une marine, ces embarcations coûteuses avaient peu d’intérêt opérationnel. Cela en raison essentiellement en raison du coût important qu’ils représentent. Au début de la Guerre froide, avec l’arrivée de la bombe atomique, le blindage semblait devenu inutile. 

      Quasiment aucun des bateaux militaires produits après ne disposait de protections blindées. L’ère des missiles était arrivée et les canons de gros calibres disparurent aussi. Finalement, les reproches que l’on fit à ces blindés furent assez proches de ceux que l’on a pu entendre à propos des chars de combat.

      Que sont-ils devenus actuellement ?

      À la suite du désarmement du dernier des Iowa américains, aucun cuirassé n'est resté en service dans le monde, même en réserve. Ils ont tous été mis hors service et on ignore où ils sont. À quelques exceptions près, car  certains ont été préservés comme des musées. Les États-Unis en ont gardé quelques-uns comme pièce de musée. À titre d’exemples : : les USS Massachusetts, North Carolina, Alabama, New Jersey, Wisconsin, et encore Missouri et Texas. Les USS Missouri et USS New Jersey sont des musées situés à Pearl Harbor et Camden. Tandis que l’USS Wisconsin est un musée placé à Norfolk, mais a été récemment non classé de la flotte. L'unique autre véritable cuirassé visible est le pré-Dreadnought japonais Mikasa.

      Quelques cuirassés primitifs et navires de lignes à voiles sont aussi préservés.Parmi eux peuvent être cités : le HMS Victory, le HMS Warrior, le Vasa suédois, le Buffel ou encore le Schorpioen néerlandais et le trophée de bataille chilien Huáscar.

      Par quoi ont-ils été remplacés ?

      Malgré que les cuirassés aient été mis hors service, la conquête pour la domination des mers et des océans a continué. Ce qui fait que ces navires autrefois monstres des océans ont tout simplement été remplacés par mieux. On pourrait facilement croire qu’il s’agit des croiseurs, mais pas du tout.Ils ont été remplacés par des porte-aéronefs. Le porte-aéronef ou porte-avion est un navire de guerre permettant le lancement et la réception d'aéronefs (avions de combat, hélicoptères) à partir de son pont. Ils sont dotés d’une puissance militaire considérable dont les capacités sont multiples. Les marines actuelles en font des instruments d’une grande souplesse d’utilisation militaire ou diplomatique.

      Les croiseurs : des navires de guerre redoutables

      Ayant cohabité auparavant avec son homologue le cuirassé, le croiseur est un autre type de bateaux d’affrontement. D’un point de vue historique,les croiseurs sont considérés comme susceptibles d'opérer individuellement, en croisière, comme un cuirassé.Mais par rapport à ce dernier, le croiseur est bien plus léger et mobile. D’ailleurs, depuis le début des années 1990 et avec la disparition des cuirassés. Ce sont le plus puissant et le plus grand des bâtiments de combat, exception faite des porte-avions. Bien que cet édifice de combat-ci existe toujours, vous ne connaissez que peu de choses à son sujet ? Faites connaissance avec des navires sacrément redoutables.

      Historique du croiseur

      Le terme " croiseur " est une invention apparue au milieu du XIXe siècle. Durant l'âge de la voile, les frégates étaient de petites embarcations.Légèrement armé, avec une batterie sur un seul pont, il étaitcapable d'effectuer de longues croisières. Elles étaient censées éviter l'engagement avec le gros des forces ennemies grâce à leur vitesse supérieure aux vaisseaux de ligne. Pendant de nombreuses années, les croiseurs servaient d’intermédiaire entre le cuirassé et le torpilleur. Ils assument  donc les missions autrefois dévolues aux anciennes frégates et corvettes, à savoir :

      • La guerre de coursedont l'enjeu était la navigation de commerce.  Les croiseurs pouvaient agir en attaque lors de raids, ou en défense en escortant des convois. Ce type d'opération prendra d'ailleurs souvent le nom de guerre de croiseurs.
      • L'éclairage et les liaisons des flotteslorsqu'il était intégré dans les escadres de ligne.
      • Le maintien de la présence dans les colonies lointaines où ils servaient fréquemment d’édifice de combat principal, maisaussi de symbole de souveraineté.

      Ainsi,ils comblent une des lacunes des cuirassés, qui, étaient incapables d'être envoyés loin de leur base. Cela avait pour cause, en particulier, le fait que leur poids était plus conséquent et leur consommation de charbon énorme. Cette grande diversité de tâche, associée à l'évolution technologique de la fin du XIXe siècle, provoque assez rapidement une spécialisation des croiseurs.

      Existe-t-il plusieurs types de croiseurs ?

      Un croiseur est un type de bateau d’affrontement, mais il n’en existe pas qu’une seule version. Il existe, en effet, plusieurs types de croiseurs. On peut donc distinguer les croiseurs : cuirassés, protégés, auxiliaires, de bataille. Mais il y a également les croiseurs légers et lourds.

      Le croiseur cuirassé

      Il apparut en 1875, le Shannon britannique, est le premier représentant des croiseurs cuirassés. Il est de ceux qui combinent un armement puissant. Avec, en plus, deux ou quatre pièces principales d'un calibre de 203 ou 254 mm et une douzaine de pièces secondaires souvent de 152 mm. Une protection constituée d'une ceinture cuirassée d'épaisseur moyenne, qui  lui permettait de subir seulement le tir de pièces équivalentes à celles qu'il embarquait. Il pouvait en outre courir à une vitesse légèrement supérieure aux cuirassés de l'époque. Ils échappent ainsi à leur chasse. Ces croiseurs pourraient être vus comme des cuirassés de deuxième rang. Ils étaientsouvent destinés à former les escadres outre-mer.

      Les croiseurs protégés

      Le croiseur protégé est apparu vers 1880. Un autre type,plus léger, dont la protection était constituée par un pont blindé couvrant les chaudières. Ces croiseurs étaient également constitués de machines à vapeur, ainsi que les soutes à munitions. Ils étaientarmésle plus souvent d'une douzaine de canons de calibre moyen, généralement du 152 mm. Leurs missions principales étaient la reconnaissance et la guerre de course.

      Les croiseurs auxiliaires

      Avant la fin, est apparue la pratique d'armer des navires marchands pour la guerre de course, ou la défense des convois. Ces bâtiments furent appelés des croiseurs auxiliaires. Bien que moins armés et protégés que les croiseurs conventionnels. Ils prirent une part non négligeable dans ces missions, en particulier au cours des deux conflits mondiaux. 

      Les navires convertis étaient souvent des paquebots, choisis pour leur grande vitesse. Ils étaientéquipés de pièces de calibre moyen.Ce qui leur permettait de dissuader les croiseurs ennemis de s'en prendre au convoi. Cde n’était même pas pour éviter le risque de destruction directe, mais surtout par la crainte d'avaries sérieuses, très loin d'une base amie. Une autre variante, fréquemment nommée raider, consistait en la conversion d'un cargo dont l'armement était alors dissimulé. Ce qui lui permettait d'agir avec un effet de surprise. Cette technique fut employée notamment par la marine,  l'Allemagne.

      Les croiseurs de bataille

      Parallèlement à l'apparition du dreadnought pour les cuirassés, est apparu ce nouveau type de croiseur. Celui-ci est provoqué par  les théories de l'amiral britannique John Arbuthnot Fisher. Ce modèle-ci concentrait toute son artillerie dans le calibre maximum pour pouvoir détruire ses adversaires à la plus grande distance possible. La défense n'était pas censée protéger l’édifice contre une artillerie équivalente. Seulement contre des pièces de calibres intermédiaires. La philosophie de cette réforme de Fisher tient dans une de ses déclarations. Celle qui affirmait « speed is protection »  littéralement « la vitesse est la protection ». Ces nouveaux croiseurs de bataille sont donc des navirestrès rapides, environ cinq nœuds de plus que les cuirassés de l'époque. Ils étaient  armés d'une artillerie équivalente, mais par contre incapables de supporter le feu de ceux-ci de façon prolongée. Les croiseurs de bataille montrent qu'ils sont les prédateurs naturels des vieillissants croiseurs cuirassés. Mais ils montreront des limites lors d'engagements de plus grande importance contre des dreadnoughts comme à la bataille du Jutland. À cette occasion, les croiseurs britanniques subiront une véritable hécatombe face à la flotte de ligne allemande. L'apparition des cuirassés rapides après-guerre finira par donner le coup de grâce au concept de croiseur de bataille.

      Les croiseurs légers et croiseurs lourds

      • Le croiseur léger : vers 1895, les croiseurs protégés débutèrent à être supplantés par un nouveau type de navire.Cette fois-ci bénéficiant de l'apport des nouvelles technologies, en particulier avec l'apparition des turbines pour la propulsion qui leur donnait des vitesses bien supérieures.L'armement bénéficiait, lui, de la généralisation des canons à tir rapide et le blindage. Cela grâce au progrès de la métallurgie, de l'adjonction d'une ceinture cuirassée en plus du pont de défense. De bons exemples de ce nouveau modèle furent les croiseurs légers des Britanniques de la classe County. Il y a aussi eu les Allemands avec  la Dresden.
      • Le croiseur lourd : au cours de la conflagration, une augmentation de dimensions et de la puissance offensive, fit émerger ce nouveau modèle. Les premiers types représentants furent les Britanniques de la classe Hawkins,armés de canons de 203 mm. Cependant, la distinction entre les deux ne fut réellement codifiée que lors du traité de Washington. Avec ce traité, le  calibre de l'artillerie des croiseurs légers fut limité à 155 mm. Et celui des lourds à 203 mm. Par contre, le tonnage ne devait  pas excéder 10 000 tonnes pour les deux types.
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        Ces limites n’ont été bien définies qu'à l'approche de la Seconde Guerre mondiale. Ceci avec l'apparition des cuirassésde poche allemands de la classe Deuschland. Malgré l’appellation de ce dernier et leur mission principale, l'attaque du commerce ennemi. Ils devraient être considérés comme des croiseurs. Dans le même temps, l'apparition de la menace majeure constituée par les avions de bombardement, fit spécialement certains croiseurs légers. Pour combattre cette menace, ils sont munis d'une forte batterie de pièces d'artillerie dite à double emploi.À savoir,contre la surface et anti-aérien. Les précurseurs furent de nouveau les Britanniques avec la classe Dido. Ceux de cette classe étaient armés de huit, puis dix, canons de 133 mm à grande élévation et munis d'une conduite de tir avec un radar. Les croiseurs lourds, eux, connurent leur apogée à la fin de la Seconde Guerre mondiale avec la classe américaine Alaska. Ceux-là armés de neuf canons de 305 mm et déplaçant 27 000 tonnes.

        Les croiseurs dans le monde militaire actuellement

        Dans la terminologie militaire moderne, un croiseur est caractérisé par le « code OTAN, CC, CG, lance-missiles, ou CGN, à propulsion nucléaire ». C’est un grand bâtiment de combat qui dispose des systèmes d'armes lui permettant d'intervenir dans tous les domaines. Il permet de lutter principalement lors combat en mer. À savoir,lutte anti-sous-marine, lutte anti-navire, lutte anti-aérienne, l'attaque d'objectifs terrestres. Ils sont de tonnage plus important que les destroyers et les frégates, davantage spécialisés dans des domaines de lutte. Ils sont aussi généralement dotés de missiles de croisière pour des attaques d'objectifs terrestres. Ils sont aussi dotés de missiles anti-navires, de missiles anti-aériens. Par ailleurs, ils embarquent des hélicoptères à vocation anti-sous-marine ou anti-navires. Actuellement, seules l'US Navy et la marine russe possèdent encore des croiseurs. La marine nationale française possède également la Jeanne d'Arc, un « croiseur porte-hélicoptères ». Toutefois, il ne s'agit plus d'un bateau de combat, mais d'un édifice d'instruction destiné aux jeunes officiers diplômés de l'école navale. Afin d’en connaître plus sur les édifices de combats ou autres dans le thème militaire, rendez-vous sur Surplus-militaires.


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